Première destination touristique, la France accueille plus de 80 millions de voyageurs par an. Cette tendance profite au secteur de l’hôtellerie, le taux de fréquentation des établissements ne cesse d’augmenter au fil des années. C’est pourquoi certains particuliers décident de se lancer dans l’hôtellerie en ouvrant un établissement. Bien que ce projet demande un fort investissement, ce marché peut s’avérer très lucratif sur le long-terme. Si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure, jetez un œil à notre article rempli de conseils et astuces.

Choisir le type de structure et l’emplacement

Si vous souhaitez ouvrir un hôtel, deux solutions s’offrent à vous :

  • Ouvrir un hôtel un indépendant. Cette option offre le plus de liberté. L’exploitant est libre de gérer son établissement comme il le souhaite. Or, il peut avoir à faire à une forte concurrence avec les chaînes d’hôtels bien connues des voyageurs. C’est pourquoi, cette solution doit être envisagée si l’hôtelier souhaite ouvrir son établissement dans une zone sans trop de concurrents aux alentours.
  • Ouvrir un hôtel en franchise. En choisissant cette solution, l’hôtelier bénéficie de la notoriété de la marque du franchiseur mais aussi des outils mis en place (site internet, centrale de réservation…). Or, son autonomie dans la gestion de l’établissement est assez limitée.

Une fois le type d’hôtel défini, l’hôtelier doit choisir l’emplacement de son établissement. Cette décision dépend de la clientèle ciblée. Les voyageurs d’affaires privilégient un établissement à proximité des aéroports ou des gares tandis que les jeunes préfèrent être proche du centre-ville pour sortir le soir en toute sécurité. Si l’emplacement de l’hôtel varie en fonction du type de voyageurs, l’établissement doit être facilement accessible et desservi par les transports en commun.

Etre conforme avec la loi

Avant d’ouvrir un hôtel, certaines démarches administratives doivent être effectuées. L’hôtelier doit annoncer l’existence du futur établissement via une déclaration auprès de la préfecture du département. Une déclaration sanitaire est aussi nécessaire afin de prévenir les risques liés à l’hygiène. Si des travaux doivent être réalisés, l’hôtelier doit obtenir un permis de construire auprès de la mairie.

L’exploitation d’un hôtel est considérée comme une activité commerciale à part entière, le gérant doit donc s’enregistrer au RCS pour obtenir l’immatriculation de son établissement. A la suite de cette étape, il doit choisir un statut juridique pour exercer son activité en toute légalité. S’il se lance seul dans ce projet, l’hôtelier peut opter pour un statut d’auto-entrepreneur, une EIRL ou une EURL. Pour ouvrir un hôtel à plusieurs, il faudra choisir entre une SARL ou une SAS. Chaque statut juridique a ses propres avantages et inconvénients, le choix se fait à l’appréciation de l’hôtelier, en fonction de ses attentes relatives au projet.

Etant donné qu’un hôtel est considéré comme un ERP (établissement recevant du public), l’hôtelier doit s’assurer qu’il respecte les normes de sécurité (système d’alarme, détecteur d’incendie…). Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2015, un hôtel doit être en mesure d’accueillir les voyageurs souffrant d’un handicap (moteur, mental ou visuel). Des normes d’accessibilité ont été mises en place notamment au niveau des aménagements des chambres mais aussi de la signalétique dans les couloirs de l’hôtel.

Commercialiser ses offres

Une fois l’établissement ouvert, l’hôtelier peut se lancer dans la commercialisation des chambres. Pour cela il est indispensable d’avoir son propre site internet. Dans un monde de plus en plus connecté, près de 80% des voyageurs réservent leur séjour en ligne. En créant son propre site internet avec logiciel de réservation, les voyageurs peuvent réserver en direct en quelques clics. Un gain de temps majeur pour les hôteliers, ils peuvent se concentrer sur le cœur de leur métier : l’hospitalité.

Pour se démarquer de ses concurrents, l’hôtelier peut demander le classement de son établissement. En fonction des aménagements, des infrastructures mais aussi des prestations proposées, l’hôtelier peut prétendre à un classement compris entre 1 et 5 étoiles. La procédure se fait sur la plateforme en ligne d’Atout France. Faire classer son établissement est une démarche facultative mais vivement conseillée pour gagner la confiance des voyageurs et attirer une clientèle étrangère.

La promotion d’un hôtel est une étape fondamentale. Aujourd’hui, le marketing digital a révolutionné les modes de communication utilisés par les entreprises. Cette tendance s’applique aussi au secteur de l’hôtellerie. Ainsi, l’hôtelier a tout intérêt à développer sa présence sur les réseaux sociaux afin de gagner en visibilité auprès de la nouvelle génération de voyageurs. Instagram, le réseau social basé sur l’image, est un outil de communication efficace. Grâce aux photos publiées, le voyageur peut découvrir l’intérieur d’un hôtel avant même d’y avoir séjourner. Il faut mettre en avant les atouts de l’établissement : la vue, le cadre, le buffet du petit-déjeuner… Des éléments qui donneront aux voyageurs l’envie de séjourner au sein de l’hôtel.

L’ouverture d’un établissement hôtelier est un projet coûteux qui peut effrayer certains particuliers. C’est pourquoi, les départements et les régions ont mis en place des subventions pour aider les hôteliers dans les travaux de création, de rénovation ou de modernisation. Dans Le Limousin, le montant maximal de la subvention est fixé à 381 000 euros. Cette aide financière peut s’avérer précieuse pour les petites structures en recherche de financement.